Le gouvernement burkinabè a instauré une taxe sur les parcelles non mises en valeur, dans le cadre d’une réforme visant à lutter contre la spéculation foncière et à encourager l’aménagement des terrains urbains. Selon le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo, qui donne l’information à ICI1FO, « cette taxe s’appliquera aux terrains non exploités dans les délais légaux, notamment dans les zones urbaines comme Ouagadougou ».
Le montant de la taxe varie entre 750 FCFA et 1 000 FCFA par mètre carré, en fonction de la zone concernée. Le ministre a précisé que cette taxe augmentera de 20 % chaque année pour les parcelles qui resteront inexploitées, jusqu’à leur mise en valeur ou leur retrait par l’État.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de réorganisation agraire et foncière, avec pour objectif de favoriser le développement urbain, de réduire les terrains vacants et de renforcer la justice sociale dans l’accès au foncier.
Ira Korotimi à Ouagadougou pour ICI1FO
