Un drame familial d'une rare violence a bouleversé les habitants de Sabalibougou Courani, en Commune V du District de Bamako. ISSA KONÉ, un ouvrier d'une quarantaine d'années, a été retrouvé sans vie dans sa chambre le dimanche 12 juillet, entre 9 h et 10 h.

L'enquête ouverte par les services de Police a rapidement conduit à l'interpellation de son épouse, désignée dans cet article sous le prénom fictif de « Bi », dans le souci de préserver l'identité de la personne mise en cause, qui a fini par reconnaître les faits lors de son audition.

Selon les premières informations, ce sont les proches de la victime, alertés par l'épouse, qui ont saisi la Police et la Protection civile après la découverte du corps. À leur arrivée, les secours n'ont pu que constater le décès et procéder à l'évacuation de la dépouille vers la morgue, tandis qu'une enquête était immédiatement ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances du drame.

Au fil des investigations, plusieurs incohérences relevées dans les déclarations de « Bi » ont éveillé les soupçons des enquêteurs. Placée en garde à vue et soumise à un interrogatoire, elle aurait d'abord nié toute implication avant de reconnaître les faits.

D'après ses déclarations, des tensions conjugales liées aux difficultés financières du foyer et au projet de son mari de contracter un second mariage auraient progressivement détérioré leur relation. Les enquêteurs s'intéressent également à un précédent incident survenu quelques jours auparavant, au cours duquel la victime aurait été agressée par des individus non identifiés sur les berges du fleuve Niger, dans des circonstances qui restent à élucider.

Selon les éléments recueillis au cours de l'enquête, ici1fo.com apprend que « Bi » est soupçonnée d'avoir porté des coups mortels à son mari à l'aide d'un pilon et d'une machette avant de tenter de faire croire à une attaque perpétrée par des inconnus. Son comportement après les faits, notamment certains déplacements et la dissimulation d'effets appartenant à la victime, aurait renforcé les soupçons des enquêteurs.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision le déroulement des faits, d'établir les responsabilités de chacun et de vérifier l'existence éventuelle de complices ou d'autres éléments liés à cette affaire.

La victime devait être inhumée à FANA, tandis que « Bi » demeure à la disposition de la justice pour la suite de la procédure.

Diakité Mala à Bamako pour ICI1FO