La Jeunesse Communale de Diabo, affiliée à la Fédération Nationale des Unions des Jeunes des Communes de Côte d’Ivoire (FENUJECI), traverse une crise de leadership à l’approche du 6ᵉ Congrès. Le 14 juillet 2026, une « motion de révocation » visant le président en exercice, M. Koffi Bah Etienne, a été rendue publique par une prétendue « Coalition des présidents des jeunes pour l’intérêt de la jeunesse de Diabo ». Selon des indiscrétions, cette initiative serait portée par un cadre de Diabo en manque de popularité.

En réaction immédiate, les Présidents des Jeunes des quartiers et villages de Diabo ont publié une contre-motion. Ils rejettent en bloc cette démarche et s’appuient sur les articles 1, 10, 11 et 12 des Statuts et du Règlement Intérieur de la FENUJECI. « Nous déclarons nul et de nul effet l’acte du 14 juillet 2026.

Aucune Assemblée Générale légale ne s’est tenue. Aucun quorum n’a été atteint. Aucun droit à la défense n’a été respecté », peut-on lire dans le document. Pour eux, cette tentative constitue « un trouble grave à l’ordre associatif à l’aube du 6ᵉ Congrès ». La contre-motion réaffirme la légitimité de M. Koffi Bah Etienne, élu « démocratiquement » et dont « le bilan a été validé par le Commissariat aux Comptes en mars 2026 ». Les signataires lui renouvellent leur confiance « pour conduire les destinées de notre jeunesse jusqu’à la fin de son mandat prévu par les textes ».

Le texte condamne également les agissements de MM. N’Dri Kouassi Modeste, Yao Kouamé Armand et Kouassi Amani, accusés de « dissidence » et de violation des articles 8 et 12 du Règlement Intérieur. Les auteurs demandent l’application des sanctions prévues à l’article 13.

Le mercredi 15 juillet 2026, M. Koffi Bah Etienne a publié sa propre réponse. Il qualifie la procédure de « soi-disant destitution » et dénonce une manœuvre.

Selon lui, sur les 23 présidents des jeunes élus que compte la commune, les initiateurs de la motion, en position minoritaire, se seraient appuyés sur 4 présidents non élus pour atteindre le chiffre de 15 signatures. Il cite le cas de Yao Koffi Christian Gérard, président des jeunes de Bouakro, dont le nom aurait été utilisé sans son accord. « Une coalition ne peut jamais destituer un président élu de la FENUJECI. C’est impossible », a-t-il insisté, en citant tous les articles violés.

Il dénonce « une violation flagrante des textes de la FENUJECI », estimant avoir été « jugé et condamné sans convocation, sans audition, sans notification », ce qu’il qualifie « d’exécution sommaire ». Il accuse la coalition de « mensonge et de manipulation » et de s’appuyer sur « un faux PV du 20 juin 2026 qui n’existe pas ». « Usurper ce titre, c’est violer l’article 1 des Statuts et tomber sous le coup de l’article 13 du Règlement Intérieur », écrit-il.

Le président légal affirme demeurer l’unique président de la Jeunesse Communale de Diabo. Concernant la personne désignée comme président intérimaire par le groupe dissident, il précise qu’il s’agit de son premier vice-président, déjà destitué au niveau village par le chef. Il ajoute que le deuxième vice-président était son adversaire lors des dernières élections et que sa nomination constituerait une nouvelle violation des textes.

M. Koffi Bah Etienne annonce avoir saisi le BEN et le Conseil de Discipline de la FENUJECI afin que « les auteurs de cette forfaiture soient sanctionnés avec la dernière rigueur ». Il indique que dès lundi, l’ensemble des documents et preuves seront transmis. Candidat aux élections nationales de la FENUJECI, il estime que ces manœuvres visent à saboter sa candidature.

Il termine en appelant la jeunesse de Diabo à l’apaisement et au dialogue. Dans un contexte préélectoral, les signataires de la contre-motion demandent au Comité Électoral de la FENUJECI de « garantir la transparence et l’unité de la faîtière ».

Christ Yoann pour ICI1FO