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Côte d’Ivoire-Mali : Le Gouvernement pas prêt à céder aux revendications de Bamako pour libérer les 49 militaires ivoiriens. Va-t-on vers un bras de fer ?

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Goïta et Ouattara (image ICI1FO)

Indignation, colère, compassion, …ont été le ressentiment des ivoiriens à l’annonce de la décision du tribunal de Bamako inculpant les 49 militaires ivoiriens détenus depuis plus d’un mois au Mali pour « atteinte à la sûreté de l’État » et considérés d’être des « mercenaires ».

Depuis l’arrestation de ses soldats, le Gouvernement, notamment le Président de la République, Alassane Ouattara multiplie les initiatives diplomatiques pour que les hommes en treillis soient libérés. Le Togo mène donc la négociation entre les deux pays voisins pour trouver un compromis qui doit aboutir à leur libération.

Mais, Bamako ne semble pas prêt à écouter son voisin et considère ces soldats comme « un objet de chantage et de revendication », note des observateurs. Ainsi, ICI1FO.COM a appris par des sources proches de la junte, que le Mali veut qu’Abidjan lui livre tous les opposants exilés en Côte d’Ivoire et lui présente des excuses officielles ainsi que de concourir à la bonne relation entre les deux pays. Ainsi, face à l’intransigeance de la junte malienne, une source proche du dossier a déclaré à que « Bamako a mis la barre très haut, et la Côte d’Ivoire n’a pas voulu céder ».

La rue pour faire pression sur Bamako à mettre de l’eau dans son Gnamakoudji :

En soutien au Président qui use de son influence dans la Sous-région et internationale afin que les militaires retournent à Abidjan, plusieurs leaders politiques et de la société civile soutiennent la médiation du Togo. Mais, sans gain de cause, des mouvements de jeunesse et des activistes ont décidé d’initier plusieurs actions qui pourraient amener la junte à mettre de l’eau dans son Gnamakoudji. Déjà, la campagne de boycott a eu l’effet escompté. Plusieurs concerts d’artistes maliens prévus à Abidjan ont été annulés. Puis, hier dimanche 14 décembre 2022, une marche de soutien a été organisée pour demander « la libération sans condition des militaires partis au Mali en mission officielle ».

Christ Yoann pour ICI1FO

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