Les discussions entre experts béninois et nigériens se poursuivent à Cotonou dans le cadre des négociations pour la réouverture de la frontière commune et la relance de la coopération bilatérale. À cette occasion, la délégation de Niamey a posé deux conditions jugées essentielles avant toute avancée concrète. À la suite de la visite d’amitié et de travail.

Lors de cette rencontre, le chef de la délégation nigérienne, le Général de division Mohamed Toumba, ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a rappelé que les échanges s’inscrivent dans la volonté des plus hautes autorités des deux États de rétablir un dialogue constructif.

Niamey pose des conditions

Toutefois, Niamey conditionne toute avancée à deux exigences qualifiées de « préalables absolus ». Il s’agit, d’une part, de la signature d’un accord de défense et de sécurité garantissant le principe de non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre. D’autre part, le Niger exige une transparence totale concernant les « dispositifs étrangers déployés à proximité de la frontière commune ».

Le Général Toumba a également insisté sur la nécessité de mettre en place une cellule bilatérale de renseignement afin de renforcer la coopération sécuritaire face aux menaces transfrontalières, notamment le terrorisme et les trafics illicites. Sur le plan économique et administratif, plusieurs autres sujets, dont la gestion des flux et certaines situations administratives sensibles, devraient également être abordés au cours des discussions.

Pour sa part, la partie béninoise, représentée par le ministre en charge du Tourisme, du Commerce extérieur et de l’Intégration africaine, s’est félicitée de la tenue de ces concertations, y voyant une étape importante vers la normalisation progressive des relations entre Cotonou et Niamey.

Si les deux parties affichent une volonté commune de renouer le dialogue, la réouverture effective de la frontière dépend désormais de la capacité des experts à s’accorder sur les conditions posées par Niamey, jugées déterminantes pour la suite du processus de coopération bilatérale.

Abdoul Karim à Niamey pour ICI1FO