Les forces américaines ont visé lundi 13 juillet « des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations », a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient, le Centcom. Une opération d’envergure qui marque une nouvelle étape dans la confrontation entre Washington et Téhéran.

Dans la foulée, ici1fo.com apprend que Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient en train de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz. Ce bras de mer, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, est au cœur des tensions. La télévision d’État iranienne a pour sa part annoncé que l’Iran avait eu recours à des « tirs de sommation » contre deux navires qui tentaient de franchir « illégalement » le détroit.

De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des frappes contre des bases utilisées par les États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Téhéran élève ainsi d’un cran la riposte et étend le champ des hostilités au-delà de ses frontières.

Sur le front diplomatique, tout espoir de désescalade semble s’éloigner.

L’Iran affirme que les frappes américaines ont « réduit à néant » les efforts diplomatiques des derniers mois. Donald Trump avait pourtant déclaré vendredi avoir accepté de continuer les discussions avec l’Iran pour mettre un terme à la guerre. Mais le président américain a aussi tranché : le cessez-le-feu en vigueur depuis avril est désormais « terminé ».

Pierre le Blanc pour ICI1FO