À partir du 1er août 2026, l’État ivoirien lance la phase active de l’opération spéciale de mise en conformité administrative des véhicules de transport urbain et interurbain. Tous les minicars, communément appelés "Gbakas", sont concernés par cette vaste campagne.
L’objectif affiché est double : renforcer la sécurité des usagers et assainir en profondeur tout le secteur du transport. La tolérance zéro sera appliquée contre les modifications de carrosserie non homologuées. Les pare-chocs "dabagaou" et autres aménagements artisanaux n’auront plus leur place sur les routes. Le contrôle technique préalable via le RTI et CIVIO redevient également la règle incontournable pour tout véhicule avant sa mise en circulation.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette opération vise directement à couper l’herbe sous le pied du racket. L’obligation pour tous les transporteurs d’avoir des documents administratifs parfaitement en règle, notamment le titre de transport et la carte grise mention "Usage Public", doit supprimer les zones de flou exploitées lors des contrôles. Concrètement, un conducteur dont le véhicule est conforme n’aura plus de raison de subir de pressions ou de négociations informelles.
Pour ancrer cette réforme dans la durée, ici1fo.com apprend que l’administration procédera aussi à l’enrôlement numérique de tous les véhicules. Cette base de données permettra de structurer le transport urbain et d’assurer un meilleur suivi des acteurs du secteur.
Christ Yoann pour ICI1FO





















