Les autorités camerounaises poursuivent leur offensive contre les lieux de culte ne respectant pas la réglementation. Dans l'arrondissement de Yaoundé 5, une église de réveil a été fermée sur instruction du sous-préfet après de nombreuses plaintes de riverains dénonçant des nuisances sonores répétées.
Selon les informations disponibles, ici1fo.com apprend que les activités de cette église perturbaient depuis plusieurs mois la tranquillité du voisinage en raison de l'utilisation de puissants systèmes de sonorisation et de cultes organisés jusque tard dans la nuit. Cette décision s'inscrit dans une campagne nationale visant à mieux encadrer les lieux de culte et à faire respecter les règles en vigueur.
Le ministre camerounais de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a récemment réaffirmé la détermination du gouvernement à mettre fin à ce qu'il qualifie d'« éclosion anarchique » de certains lieux de culte. Il a notamment rappelé que « la foi ne peut plus s'affranchir de la loi », insistant sur le fait que la liberté religieuse doit s'exercer dans le respect des textes et des droits des autres citoyens.
Cette politique de fermeté intervient dans un contexte particulièrement sensible. Les autorités ont annoncé la fermeture prochaine de près de 1 400 églises de réveil considérées comme irrégulières à travers le pays. Cette décision a été accélérée après le meurtre d'une fillette de 11 ans à Yaoundé, une affaire qui a profondément bouleversé l'opinion publique et relancé le débat sur le contrôle des mouvements religieux. Les enquêtes se poursuivent afin d'établir toutes les responsabilités dans ce drame.
Pour les autorités camerounaises, l'objectif est désormais de garantir que les activités religieuses se déroulent dans le respect de la loi, de la sécurité publique et de la tranquillité des populations.
Franck Emmanuel à Yaoundé pour ICI1FO





















