Après plus de deux mois d’une opération logistique menée dans un contexte sécuritaire particulièrement exigeant, les éléments des Bataillons d’intervention rapide (BIR) 1 et 12 ont regagné Fada N’Gourma ce samedi 21 juin 2026. Partis de la cité de Yendabili le 11 avril dernier pour assurer le ravitaillement de plusieurs localités de l’Est, ils reviennent au terme d’une mission marquée par de nombreux défis sur le terrain.

Long de plus de 25 kilomètres, le convoi a permis d’acheminer d’importantes quantités de vivres et de produits de première nécessité vers plusieurs localités, notamment Tanwalbougou, Ougarou, Matiacoali, Kantchari, Diapaga, Partiaga et Boungou. Cette opération visait à soutenir les populations tout en contribuant au maintien de la présence de l’État dans ces zones.

Au cours de cette mission, les unités engagées ont dû faire face à de multiples menaces sécuritaires. Entre engins explosifs improvisés et risques d’embuscade le convoi a évolué dans un environnement particulièrement complexe. Lors du trajet retour, ici1fo.com apprend que plus de 60 mines auraient été détectées et neutralisées sur l’axe Boungou-Partiaga, permettant ainsi la poursuite de la mission dans des conditions plus sûres.

Les forces engagées auraient également bénéficier de l’appui des autres unités déployées dans la zone. L’unité Fantôme 1 avec à sa tête le commandant bulldozer est intervenu dans le secteur de Namoungou pour renforcer la sécurisation de l’opération.

Au-delà de l’acheminement des vivres, cette mission a contribué à redonner espoir à plusieurs localités de l’Est. Elle aurait notamment favorisé le retour de certaines personnes déplacées internes dans leurs villages d’origines et permis de renforcer l’approvisionnement des populations confrontées aux conséquences de l’insécurité.

Le retour du convoi à Fada N’Gourma marque l’aboutissement d’une opération de longue haleine, témoignant ainsi des efforts consentis par les Forces de défense et de sécurité pour assurer la continuité du ravitaillement et accompagner les populations des zones sous pression sécuritaire.

Ira Korotimi à Ouagadougou pour ICI1FO