Côte d’Ivoire : Lancement du projet « 2 heures pour la vie » à Bouaké, discours intégral de madame Cécile Compaoré Zoungrana de l’UNFPA

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Dame Cécile Compaoré Zoungrana (image ICI1FO)

Allocution de madame Cécile Compaoré Zoungrana, représentante résidente UNFPA, représentant la directrice régionale du bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à la préfecture de région deBouaké lelundi 30 mai 2022.

– Monsieur Pierre N’GOU DIMBA, ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;
– Monsieur le Directeur de Cabinet ;
– Monsieur le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies pour le Développement ;
– Monsieur le Préfet de Région du Gbêkê ;
– Monsieur le Maire de la ville de Bouaké
– Monsieur le Représentant Résident de l’OMS ;
– Madame la Représentante Résidente de l’UNFPA au Togo ;
– Mesdames et Messieurs les Directeurs Centraux et Régionaux et Départementaux ;
– Mesdames et Messieurs de la délégation du Benin et du Togo ;
– Mesdames et Messieurs les membres du personnel du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique ;
– Cher(e)s collègues du système des Nations Unies;
– Cher(e) partenaires de la presse ;
– Mesdames, Messieurs,
L’honneur m’échoit de prendre la parole en ce jour au nom de madame Argentina Matavel, Directrice Régionale du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) à l’occasion du lancement du projet : « 2 heures pour la vie : garantir l’accès à des services de santé maternelle en moins de 2 heures ».

À ce stade de mon propos, permettez-moi de saluer le leadership des ministères de la Santé du Benin, de la Côte d’Ivoire et du Togo qui sont des partenaires clés de l’UNFPA dans la mise en œuvre de son mandat.

Monsieur le ministre Pierre Dimba, je voudrais particulièrement vous remercier pour votre engagement constant aux côtés de l’UNFPA pour faire avancer l’agenda de la réduction de la mortalité maternelle, de l’accès et l’utilisation des méthodes modernes de planification familiale.

Je voudrais également exprimer ma gratitude à l’endroit des délégations du Benin et du Togo qui ont activement participé aux côtés de la Côte d’Ivoire aux travaux techniques de coordination et de mise en œuvre opérationnelle de ce projet.
Je voudrais enfin souligner la contribution très appréciée des autorités administratives de la région du Gbêkê dont l’accueil, l’hospitalité et l’engagement nous démontrent qu’ils sont des acteurs de premiers plans sur lesquels nous devons nous appuyer pour accélérer les efforts de réduction de la mortalité maternelle.
Mesdames et Messieurs,
Je suis heureuse de vous compter parmi nous, ce lundi 30 mai, à l’occasion du lancement d’un projet original dans son format. Original parce qu’il est financé par le secteur privé, original parce qu’il couvre 3 pays et original parce qu’il a un objectif thématique très ambitieux qui couvre des limites géographiques précises : un département ou une région sanitaire par pays.

Le Projet « 2 heures pour la vie : garantir l’accès à des services de santé maternelle en moins de 2 heures » est une initiative développée par les gouvernements du Benin, de la Côte d’Ivoire et du Togo en partenariat avec l’UNFPA qui a bénéficié du financement d’une société biopharmaceutique orientée sur les patients :TAKEDA .
Ce projet vise :

• À Veiller à ce qu’un réseau régional de maternités dans les 3 pays prodigue des soins obstétricaux et néonataux de qualité, notamment dans la prise en charge des complications obstétricales ou néonatales à moins de 2 heures de trajet ;

• Et à renforcer et connecter les réseaux communautaires existants dans les 3 régions ciblées au système de référence régional pour accéder au niveau de soins adéquat dans les 2 heures en cas de complications obstétricales ou néonatales ;

À l’instar des autres projets et programmes en cours dans la région (comme le SWEDD, le projet Muskoka, l’initiative Spotlight), cette initiative sous régionale est une contribution du système des Nations Unies dans les efforts de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale dans cette région du monde la plus affectée par ce fléau.

Chers Partenaires
Permettez-moi de rappeler ici quelques chiffres évocateurs :
– L’objectif ambitieux de l’ODD 3 nous exhorte à “réduire le ratio de mortalité maternel mondial à moins de 70 pour 100 000 naissances vivantes. Si la moyenne mondiale du taux de décès maternel est de 211 pour 100 000 naissances vivantes elle est plus du double en Afrique sub Saharienne avec 534 pour 100 000 naissances vivantes.

Pour répondre à ce défi, l’UNFPA accompagne les gouvernements et les communautés à inverser la tendance à travers l’atteinte de ses trois résultats transformateurs d’ici 2030 à savoir :

– Réduire à zéro le nombre de décès maternels évitables
– Réduire à zéro les besoins non satisfaits en planification familiale
– Réduire à zéro les violences basées sur le genre et les pratiques néfastes y compris les mariages d’enfant et les mutilations génitales féminines.
Pour ce faire, l’UNFPA accompagne les Etats dans la mise en œuvre de leur engagement de réduction de la mortalité maternelle, d’augmentation de la prévalence contraceptive et de la réduction des violences basées sur le genre y compris les mariages d’enfant et les mutilations génitales féminines dans le cadre de la Conférence sur Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) à Nairobi en 2019.
C’est donc dans cette dynamique que nous avons travaillé étroitement avec nos partenaires des ministères de la Santé du Benin, de la Côte d’Ivoire et du Togo pour développer ce projet ambitieux de réduction de la mortalité maternelle dans le département de l’Atlantique au Benin, et les régions du Gbêkê en Côte d’Ivoire et des Savanes au Togo.

A travers les maternités du réseau SONU, ce projet vise sauvera la vie de 518.100 femmes enceintes et 492.500 nouveau-nés en améliorant l’accès aux soins de qualité en Côte d’Ivoire, Togo et Bénin d’ici 2026.
Je voudrais encourager les délégations des 3 pays à travailler activement à la réussite du projet et à documenter les innovations et bonnes pratiques afin qu’elles servent d’exemples pour les autres pays de la région.
Je terminerais mes propos en réitérant la détermination du siège, du Bureau régional et des Bureaux pays de l’UNFPA engagés dans le projet « deux heures pour la vie » à contribuer à la réussite de cette initiative afin de redonner l’espoir et à la force à toutes les femmes de ces régions qui ont le droit à la vie et au bien-être.

Je vous remercie pour votre aimable attention !

 

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