La tension monte d'un cran entre la Guinée équatoriale et la France. Le gouvernement équato-guinéen a rejeté avec fermeté la mise en vente de l'immeuble situé sur l'avenue Foch à Paris, propriété de l'État équato-guinéen et siège de sa mission diplomatique en France. Pour Malabo, cette procédure est illégale, constitue une violation du droit international et porte atteinte à la souveraineté de la Guinée équatoriale.

Dans un message publié sur le réseau social X, ici1fo.com apprend que le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision « unilatérale et hostile », incompatible avec les principes qui doivent régir les relations entre États souverains.

Le gouvernement équato-guinéen affirme ne reconnaître ni la légalité ni les effets de cette vente et rappelle que les relations diplomatiques doivent reposer sur le respect mutuel, la réciprocité et le droit international, et non sur des décisions administratives imposées par un État au détriment d'un autre.

Malabo prévient également que toute tentative visant à perturber le fonctionnement de sa mission diplomatique à Paris, à expulser ses diplomates ou à l'empêcher d'utiliser cet immeuble entraînera des mesures de réciprocité.

Parmi les représailles envisagées figure notamment la récupération de l'immeuble occupé par la mission diplomatique française à Malabo, accompagnée de l'expulsion des diplomates français.

Le vice-président a enfin averti que si la France persistait dans cette démarche, la Guinée équatoriale se réserverait le droit de prendre toutes les mesures souveraines qu'elle jugera nécessaires, y compris une révision complète des relations diplomatiques entre les deux pays, sans exclure une rupture des relations diplomatiques.

Malabo assure toutefois qu'elle continuera à défendre sa souveraineté, son indépendance et sa dignité « avec fermeté et sérénité », tout en revendiquant des relations d'égal à égal avec tous les États.

Pierre le Blanc pour ICI1FO