Le bulldozer est passé. La maison, détruite. Au lendemain du déguerpissement qui a rasé son foyer, ici1fo.com constate qu'un père de famille à Abidjan serre contre lui deux diplômes : celui de sa fille et de sa nièce, admises au BEPC session 2026.

« Dans ce chaos, nous avons TOUT perdu : nos biens, nos souvenirs, et même tous nos papiers officiels, nos pièces d'identité et nos convocations. Tout est resté sous les gravats », confie-t-il.

Sans pièces, sans convocations, les deux jeunes filles ont dû attendre les toutes dernières minutes de la session. Dernières à être appelées, elles ont bravé le stress et expliqué l’inexplicable au centre pour récupérer leurs relevés. Elles ont combattu jusqu’au bout.

« Leurs mains n'ont plus de toit, mais leurs mains tiennent aujourd'hui la victoire ! », s’exclame leur père. Sous les gravats, elles ont le BEPC. Sans abri, mais avec une volonté intacte.

Roméo Kouadio à Abidjan pour ICI1FO