Une position militaire dans l’État de Borno a été la cible le dimanche 14 décembre 2025, d’un attentat-suicide. Les informations concernant les victimes sont contradictoires : des sources locales font état de plusieurs soldats tués, tandis que à ICI1FO, l’armée nigériane évoque uniquement des blessés.
Un assaut dans la zone frontalière

L’explosion a eu lieu à Firgi, localité proche de la ville de Pulka, dans une région difficile d’accès. Selon plusieurs sources sécuritaires et de défense locales, un kamikaze a frappé une position de l’armée, causant la mort d’au moins cinq soldats. Un milicien pro-gouvernemental, Umar Sa’idu, a déclaré avoir vu cinq corps et avoir participé à leur évacuation vers un hôpital de Maiduguri, où leur décès aurait été confirmé.
L’armée dément la version locale
Confirmant l’attaque, l’armée nigériane en présente un bilan très différent. Son porte-parole pour la région, le lieutenant-colonel Sani Uba, affirme que les soldats ont neutralisé l’assaillant avant qu’il n’atteigne son objectif. L’institution reconnaît plusieurs blessés dans ses rangs, mais nie tout décès. L’attaque serait l’œuvre d’un présumé membre de Boko Haram, venu des monts Mandara voisins.
Une tactique devenue plus rare
Si les attentats-suicides étaient une marque de fabrique de Boko Haram au plus fort de son insurrection, il y a une décennie, leur fréquence s’est considérablement réduite ces dernières années. L’insécurité reste cependant présente dans certaines zones reculées du nord-est. Un témoin local a décrit un individu approchant des soldats avant de faire exploser un engin dissimulé sur lui.
Les monts Mandara, sanctuaire jihadiste
La zone de Pulka, située aux abords des monts Mandara, constitue un terrain complexe à la frontière nigéro-camerounaise. Ce massif accidenté, échappant souvent au contrôle des forces de sécurité, a historiquement servi de refuge et de base arrière aux combattants de Boko Haram et de ses factions dissidentes. Malgré les opérations militaires conjointes, cette région stratégique continue de faire face à une instabilité persistante.
Aïdara Nouréni à Abuja pour ICI1FO
