Burkina Faso : Le KORAG révèle près d’une centaine de dossiers de corruption et de dysfonctionnements administratifs en neuf mois

Capitaine Farouk Sorgho, porte-parole du KORAG (image ICI1FO)
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Le Comité d’orientation de la Commission de régulation des dysfonctionnements (KORAG) a annoncé ce jeudi 25 septembre 2025 qu’en seulement neuf mois de fonctionnement, près d’une centaine de dossiers de corruption, de détournement de fonds publics, de faux en écriture et d’abus de pouvoir ont été instruits. Le porte-parole du comité, le Capitaine Farouk Sorgho, a affirmé que des sanctions exemplaires seront appliquées, tout en appelant les citoyens à rester vigilants.

Le Capitaine Farouk Sorgho, porte-parole du KORAG, a dressé un premier bilan des activités de l’institution comme constaté par ICI1FO sur place. Selon lui, « en l’espace de neuf mois, près d’une centaine de dossiers ont été traités ou sont en cours d’instruction ». Ces affaires, a-t-il indiqué, touchent « divers secteurs de l’administration publique » et révèlent des pratiques jugées contraires à l’éthique républicaine.

Les enquêtes ont permis de mettre en évidence une palette de dérives :

corruption active et passive ;

détournement de biens et fonds publics ;

faux et usage de faux documents ;

abus de pouvoir ;

licenciements abusifs.

« Ces comportements, a souligné le porte-parole, minent la confiance entre l’État et les citoyens et compromettent les efforts de redressement national », a insisté le Capitaine Sorgho.

Le KORAG dit avoir reçu des plaintes et des dénonciations mettant en cause différents acteurs publics. Parmi eux, figurent des magistrats, des huissiers de justice, des agents de santé, des fonctionnaires des douanes, et d’autres agents de l’administration publique.

« La corruption n’épargne aucun secteur », a martelé le porte-parole, précisant que même des personnalités d’anciens régimes sont indexées.

Certains cas concernent des détournements de fonds destinés à la réalisation d’infrastructures et de travaux publics. D’autres portent sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.

« Dans certains dossiers, d’anciens ministres et responsables d’institutions sont directement mis en cause », a relevé le KORAG, sans toutefois dévoiler de noms pour des raisons liées au secret de l’instruction.

Des falsifications et du harcèlement sexuel signalés

Le comité a également identifié :

des falsifications de documents administratifs et judiciaires,

des cas de harcèlement sexuel dans la Fonction publique,

des affectations arbitraires d’agents publics.

« Ces pratiques, en plus de violer la loi, portent atteinte à la dignité humaine et à l’équité de traitement entre fonctionnaires », a expliqué le porte-parole.

Le Capitaine Sorgho a affirmé que le KORAG « ne ménagera aucun effort pour que des sanctions fermes soient appliquées ». Selon lui, « il ne s’agit pas seulement de sanctionner les individus, mais aussi de restaurer la confiance et de bâtir une société juste et intègre ».

Le KORAG invite les Burkinabè à s’impliquer dans la lutte contre la corruption.

« La vigilance citoyenne est indispensable. Chaque acte de dénonciation contribue à protéger l’intérêt général », a souligné le porte-parole. Il a également exhorté les populations à « rejeter toute forme de compromission ou de silence complice ».

Créé pour réguler et corriger les dysfonctionnements de l’administration, le KORAG s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par les autorités de la Transition. « C’est une étape décisive dans le combat pour une gouvernance plus transparente », a estimé le Capitaine Sorgho.

Le comité dit travailler en synergie avec les structures judiciaires et de contrôle déjà existantes.

En neuf mois, le KORAG affirme avoir mis à nu près d’une centaine de dossiers compromettant divers agents publics, anciens responsables politiques et hauts fonctionnaires. À travers ce premier bilan, le comité veut envoyer un signal fort : la corruption et les abus de pouvoir ne resteront plus impunis au Burkina Faso.

« La tolérance zéro sera désormais la règle », a insisté le Capitaine Sorgho, invitant la population à accompagner le processus.

Ira Korotimi à Ouagadougou pour ICI1FO

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