En Côte d’Ivoire, c’est déjà le vent de contestation qui souffle avec une force inédite. Ce cri unanime, lancé par une opposition déterminée, transparaît comme un avertissement : « Trop, c’est trop ». Ce slogan puissant, exprime la colère de l’opposition qui ne veut plus subir les dérives autoritaires et les frustrations électorales.
Dans une démonstration au lendemain de la célébration de la fête nationale, les leaders de l’opposition ivoirienne ont dressé une liste claire et non négociable de revendications qui reflètent les aspirations profondes de millions de citoyens. Leur message est clair : la démocratie ne doit pas être une façade, mais une réalité vivante et respectée.

Parmi leurs revendications majeures :
– Le refus catégorique d’un quatrième mandat présidentiel qui serait un recul grave pour l’État de droit et un coup porté à la Constitution.
– La réintégration de figures politiques clés telles que Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et d’autres, sur la liste électorale, symboles d’un dialogue politique apaisé et inclusif.
– La réforme du code électoral, un pilier nécessaire pour garantir des élections libres, transparentes et équitables.
– L’audit complet de la liste électorale, indispensable pour restaurer la confiance dans le processus démocratique et assurer que chaque voix compte réellement.
– L’organisation d’un dialogue politique inclusif, comme fondement d’une paix durable et d’une cohésion nationale renforcée.
En effet ce rassemblement historique de l’opposition, au-delà des divergences passées, montre une volonté commune de bâtir un avenir où la voix de tout peuple ne sera plus jamais étouffée. Cette manifestation pacifique, mais ferme, est une étape importante pour faire entendre l’exigence de justice, de transparence et de respect des droits fondamentaux.
Face à ce moment décisif, rassemblant le million de personnes, la communauté internationale et les autorités ivoiriennes sont appelées à écouter ce cri légitime et à œuvrer pour un climat politique apaisé et démocratique. Le temps n’est plus aux divisions, mais à l’unité pour un pays où chaque citoyen se sent respecté et représenté.
Car, aujourd’hui plus que jamais, en Côte d’Ivoire comme ailleurs, la démocratie n’est pas un luxe, mais un droit inaliénable.
Roméo Kouadio à Abidjan pour ICI1FO
