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Après le départ forcé des forces sabre du Burkina Faso, l’impopularité de la France atteint de jour en jour des proportions importantes. Ainsi, le communiqué conjoint Burkina Faso-Mali sur la situation sociopolitique au Niger a encore fait des heureux dans les deux capitales de ces pays frères et révolutionnaires. L’Elysée n’a pas du tout aimé. Mais ça n’empêche pas les peuples Burkinabè et Maliens de respirer.

Pis, le coup d’État au Niger a sonné le tocsin de la politique française dans cette zone. Le France qui croyait pouvoir s’arc-bouter sur le Niger pour rebondir. Mais c’est peine perdue.

Elle ne peut qu’avoir le Burkina Faso dans son collimateur. Elle décide cependant de la suspension de son aide au développement au Burkina Faso, y compris son appui budgétaire, mais à Ouagadougou, cela n’émeut personne. Elle joue ses dernières cartes et ce au profit du Burkina Faso qui a compris qu’il faut aller à un développement endogène. L’aide publique au développement ne doit pas être liée, ni à des sentiments politiques, ni à des choix des États bénéficiaires. Elle peut donc disparaître sans que nos États ne meurent.
À Ouagadougou, de nombreuses populations se demandent pourquoi la France ne rapatrient pas ses citoyens en France comme elle l’a fait au Niger ? Qu’elle le fasse, cela ne dit rien, absolument rien aux Burkinabè. Ça ne fait ni chaud ni froid.
En tout état de cause, ICI1FO.COM note que les Burkinabè ont décidé de leur indépendance totale, de la quête de la souveraineté et de la dignité. Ils connaissent le prix à payer et c’est sans ambages qu’ils consentent à la dynamique impulsée par la transition.
Pierre Le Blanc pour ICI1FO
