Côte d'Ivoire : Stéphane Kipré à ses parents de Daloa : «Pro-Gbagbo ne signifie pas insulter Alassane Ouattara. Ne comptez pas sur moi pour l'insulter ou pour trair Gbagbo »

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Parti en exil au lendemain de l'arrestation de l'ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo, le 12 avril 2011, Stéphane Kipré, Président de l'Union des Nouvelles générations (UNG) est rentré au pays le 28 mai 2021.


Après avoir passé 10 ans hors de son pays et de sa région natale, Stéphane Kipré est revenu à Daloa dans la cité des Antilopes sur les terres de ses ancêtres. Il a été accueilli par les populations sorties massivement pour l'acclamer à l'entrée de la ville, dans le village de Sapia.


Suite à cet accueil chaleureux, il s'est rendu au Centre culturel municipal pour s'adresser à ses parents venus des quartiers, villages de Daloa, de Zoukougbeu et d'Issia. Ils sont sortis massivement pour l'écouter. C'est dans une salle qui s'est  trouvée exiguë et pleine à craquer que le Président de l'UNG a passé son message de réconciliation.


A partir de Daloa, l'enfant de Guéya a demandé à Ouattara, Bédié et Gbagbo de s'asseoir pour discuter et a invité le Chef de l'Etat ivoirien à faire le premier pas en appelant ses prédécesseurs.


«A partir de Daloa, je voudrais demander à nos trois grands qu'il est temps qu’ils se parlent. Je voudrais demander au Président Alassane Ouattara, il est temps que tu appelles ton jeune frère Laurent Gbagbo, ton aîné Henri Konan Bédié. Asseyez vous et parlez vous. Il faut qu’ils puissent se parlez. Il faut que, le Président Ouattara qui a les rênes du pouvoir aujourd'hui, puisse tendre la main au Président Gbagbo et au Président Bédié. C'est celui qui est au pouvoir qui tend la main aux autres. C'est parce qu'il a voulu que Gbagbo est rentré. C'est parce qu'il a voulu que j'ai pu être ici à Daloa. Maintenant allons au-delà. Tends la main, à ton jeune Laurent Gbagbo, cher Ouattara, tends la main, à ton aîné Henri Konan Bédié enfermez-vous, parlez-vous parce que, nous voulons vous voir pour répliquer la même chose dans nos départements. Si vous vous parler dans nos départements nous allons nous parler », a déclaré, Stéphane Kipré.


Il a promis que demain, il ira saluer le maire et le député ainsi que l'imam, parce qu’ils sont  tous enfants de Daloa.

 

«Nos leader nous doivent quelque chose. Les trois sont des Houphouëtistes, le Président Ouattara, le seul Premier ministre d'Houphouët-Boigny, nous avons, le Président Laurent Gbagbo l'opposant historique du Président Houphouët-Boigny, nous avons le Président Bédié, l'héritier politique d'Houphouët-Boigny donc les Houphouëtistes asseyez vous et discutez pour que la Côte d'Ivoire puisse avoir une cohésion. Vous êtes nos devanciers nous vous regardons et vous avez le devoir historique de laisser une Côte d'Ivoire réconciliée, une Côte d'Ivoire unie, où il y a la cohésion. Nous devons nous parler », a-t-il insisté.


Prêt à faire sa part de sacrifice pour réconcilier les ivoiriens entre eux, le Président de l'UNG prévient que ce n’est pas parce qu’il ira vers tout le monde qu’il va trahir Laurent Gbagbo.


«Ne comptez pas sur moi pour le trahir. Je parlerai avec tout le monde en restant derrière mes convictions. Ce n'est pas parce que je suis pro-Gbagbo. Pro-Gbagbo ne signifie pas insulter, Alassane Ouattara. Ne comptez pas sur moi pour insulter Alassane Ouattara. De la même façon, je ne trahirai pas Laurent Gbagbo, ne comptez pas sur moi pour pouvoir insulter. Pendant dix ans nous avons joué à ce jeu. Nous devons nous parler afin que chacun de son camp, on puisse réunifier la Côte d'Ivoire. C'est notre devoir », a martelé, M. Kipré.


Il a annoncé qu'engage sur le chemin de la réconciliation, c’est pour ne pas que le pays se gâte.


«Mes parents, si nous ne le faisons pas, la Côte d'Ivoire va droit dans le mur. Nous devons nous parler pour pouvoir unifier le pays.  Je suis venu j'ai parlé au ministre Touré. Je l'ai fait mais je ne renonce pas à mon combat. Nous devons passer à une nouvelle étape. Le développement de la Côte d'Ivoire. N'ayons pas peur de nous parler. Nous ne sommes pas des revanchards », a-t-il mentionné.


Stéphane Kipré a enfin rassuré ses parents qu'il est venu pour reprendre le travail là où il l'a laissé et pour se mettre au service de sa région. Parce que pendant dix ans, il a appris à service, à créer des emplois.