Depuis des décennies, le peuple burkinabè a été bercé par un refrain bien connu : celui des promesses électorales non tenues. À chaque échéance présidentielle, les mêmes discours creux étaient servis, promettant développement, infrastructures et autonomie stratégique, alors que la réalité du terrain restait figée dans un statu quo inquiétant.
Mais aujourd’hui, les faits sont là, et ils parlent d’eux-mêmes. Une nouvelle acquisition de matériel de BTP a été observée, et à en juger par la couleur des engins, il ne fait aucun doute que cette dotation est destinée au génie militaire. Un signe fort qui vient briser des années de léthargie et de dépendance, prouvant qu’avec de la volonté, le Burkina Faso avait depuis longtemps les moyens de bâtir son avenir sans attendre l’aide extérieure ou les vaines promesses des politiciens de salon.

Cette acquisition soulève une question fondamentale : pourquoi avoir attendu aussi longtemps alors que les ressources existaient ? Pourquoi, sous d’autres régimes, l’investissement dans les infrastructures et les capacités techniques du pays était-il relégué au second plan, pendant que les campagnes électorales se succédaient avec des promesses jamais suivies d’effets ?
Le constat est amer mais instructif. Ce pays avait bel et bien les moyens de s’émanciper, d’équiper son armée, de construire ses routes, de développer ses industries et de s’assurer une indépendance réelle. Mais ces moyens étaient soit détournés, soit sous-exploités, maintenant le Burkina Faso dans une dépendance structurelle.
L’ère des promesses creuses semble révolue. Désormais, ce ne sont plus les discours qui dictent l’action, mais l’action elle-même qui écrit une nouvelle page de l’histoire nationale. Cette dotation en matériel de BTP, aussi symbolique soit-elle, traduit un changement de paradigme : celui d’un État qui décide de prendre en main son destin et de renforcer son autonomie stratégique.
Il ne s’agit plus de rêver d’un Burkina prospère, mais de le construire pierre après pierre, machine après machine, action après action. Et pour cela, il fallait un leadership déterminé, prêt à rompre avec les vieilles habitudes et à placer les intérêts du peuple au centre de l’action publique.
Dans ce contexte, il est juste de saluer la vision du Président Ibrahim Traoré. En moins de temps qu’il n’en faut pour un mandat électoral classique, il a démontré que le progrès ne réside pas dans les belles paroles, mais dans les décisions concrètes et courageuses. Ces machines ne sont pas de simples engins : elles sont le symbole d’une nation qui refuse désormais d’attendre et qui agit pour sa souveraineté.
Loin des discours de campagne, le Burkina Faso prouve aujourd’hui que son destin ne dépend que de sa propre volonté. Il était temps.
Ira Korotimi à Ouagadougou pour ICI1FO
